Une intervention enfin réalisée !

« Je suis mariée ; nous avons 2 enfants, qui ont actuellement 6 ans et 4 ans et demi. J’ai connu 2 grossesses, sans aucun problème, et 2 accouchements naturels. J’ai aujourd’hui 32 ans.

Mon mari et moi avons commencé à réfléchir à la contraception définitive quand notre fille avait environ 1 an demi. La contraception était devenu un véritable souci pour notre couple.

Je ne souhaite plus prendre de contraception hormonale car je suis convaincue que c’est néfaste pour ma santé. Je ne prends plus la pilule depuis 7 ans. D’autre part j’ai eu l’occasion de tester les anneaux vaginaux il y a peu et j’ai constaté pas mal d’effets secondaires désagréables.

J’ai essayé le stérilet au cuivre, mais après la pose j’ai souffert de forts maux de ventre pendant 3 mois, sans aucune considération par les médecins consultés. A l’hôpital, une gynécologue m’a fait passé une échographie pour vérifier qu’il était bien en place ; constatant que oui, elle m’a tout bonnement conseillé de prendre du paracétamol et d’attendre que ça passe. Ah bon, parce que tout le monde trouve ça normal de laisser une femme souffrir à cause de son stérilet? J’avais des règles extrêmement douloureuses et abondantes, et j’ai fini par accoucher du stérilet dans ma salle de bain. Il n’était plus question d’envisager à nouveau d’en faire poser un.

Depuis mon retour de couche, nous utilisons un diaphragme (d’ailleurs, ce ne fut pas une mince affaire de trouver un professionnel de santé capable de prescrire cette méthode contraceptive très méconnue). Mais à la longue, nous souhaitions pouvoir retrouver une sexualité plus libre et plus spontanée.

L’idée de la contraception définitive m’est donc venue il y a environ 3 ans. Je n’avais donc pas encore 30 ans. Les premiers professionnels que j’ai contacté furent plutôt hostiles à mon projet, vu mon âge. Mais ma détermination était grande.

J’ai pu obtenir une lettre de recommandation de mon médecin généraliste, qui m’a pourtant fait savoir son avis défavorable sur le sujet.

Suite à cela, j’ai eu des difficultés à obtenir un rendez-vous avec un gynécologue pratiquant la pose d’implants Essure, compte tenu des créneaux horaires plus que réduits proposés pour les consultations. J’avais par ailleurs des difficultés concernant la garde de mes enfants.
Après quelques rendez-vous reportés, puis finalement annulés pour cause de problème de garde d’enfant justement, nous avons mis le projet entre parenthèses.

Parallèlement nous avions aussi parlé en couple de la possibilité de vasectomie pour mon mari. Il s’est renseigné un peu sur le net, mais il a trouvé des informations qui lui ont fait peur, et il m’a dit qu’il ne se sentait pas à prendre cette initiative.

Quelques mois plus tard, l’idée de la contraception définitive est revenue dans nos conversations. Nous avions vraiment le souhait ensemble de trouver une solution contraceptive qui nous convienne et qui nous libère, car la crainte d’une 3ème grossesse refroidissait sérieusement notre libido. L’abstinence nous paraissait bien plus souhaitable que de courir le moindre risque de grossesse.

Alors c’est finalement mon mari qui a décidé de tenter la vasectomie. Il a cherché un urologue pouvant le recevoir. Malheureusement, la consultation s’est très mal passé, et ce praticien lui a clairement dit qu’il était hors de question de lui pratiquer l’intervention.

Comme nous étions extrêmement déterminé, dans le même temps j’avais repris contact avec le centre hospitalier pratiquant la pose d’implant essure j’ai pu obtenir un rendez-vous avec un gynécologue. Nous nous étions dit que le premier d’entre nous à pouvoir obtenir l’intervention serait celui qui se ferait stériliser.

J’ai eu l’extrêmement bonne surprise d’être très bien reçue par un jeune médecin ouvert d’esprit. Il m’a bien sûr posé beaucoup de questions sur ma situation familiale (enfants, grossesses) et a forcément mentionné le fait que je semblais jeune pour envisager une solution définitive.
Je n’ai pas échappé aux mises en garde, concernant l’avenir (si vous changez de conjoint… si il arrive quelque chose à vos enfants…)

Mais il m’a dit avoir bien perçu ma détermination et il était tout à fait d’accord pour pratiquer l’intervention.

J’ai signé un consentement. J’avais 4 mois de délai légal de réflexion avant de pouvoir être stérilisée.

Le rendez-vous fut pris, mais cela n’a pas été évident de passer concrètement à l’acte : le médecin m’a demandé de prendre un rendez-vous en première partie de cycle, après les règles mais avant l’ovulation. Comme il n’opère qu’une journée par semaine, et que mes cycles ne sont pas forcément réguliers, il a été un peu difficile de trouver une date. C’est finalement 6 mois après le premier rendez-vous que l’intervention a eu lieu.

Ca a été très rapide et ça s’est très bien passé, quoiqu’un peu douloureux. J’ai eu une petite chute de tension après l’intervention, mais tout est vite rentré dans l’ordre. J’ai reçu un casse-croûte, et des médicaments pour la douleur (spasfon, doliprane). En tout je suis restée un peu plus de 2h au CHU (dont entre 5 et 10 minutes d’intervention).

L’intervention sera prise en charge par la sécurité sociale.

Je repars avec une ordonnance, pour effectuer une radio de contrôle dans 3 mois. Il s’agira ensuite de prendre un rendez-vous pour une consultation de contrôle. En attendant nous devrons continuer la contraception locale. »

Félicitations… 😉 et bon rétablissement à la nouvelle essurisée !

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