Nul-li-pare

Je suis et resterai à jamais nullipare*… Ce mot me fait rire, lorsqu’on l’évoque j’ai souvent l’impression qu’on me dit que je suis nulle et que je devrais partir, parce que je ne sers à rien. Paranoïa ? Je ne pense pas. Je travaille également sur les pressions sociales et je peux vous dire qu’il n’est pas rare d’entendre dire à notre sujet que nous ne servons à rien ou que nous sommes bêtes, que nous devrions nous suicider,  que ça ferait de la place… Mais pour en revenir à ce statut de gros zéro ambulant je me souviens d’une chose :

Un jour, mon téléphone se met à sonner. Bonne poire, je décroche, sans même savoir qui m’appelle. Et voilà qu’on me propose un jeu concours et qu’il me faut fournir une combinaison de chiffres afin d’évaluer si je fournis ou non la combinaison gagnante. N’ayant pas de numéro fétiche, je ne sais que dire et n’ose raccrocher malgré le caractère impersonnel et on ne peut plus agaçant de la chose. Alors l’animatrice « me » propose de m’aider en me demandant si j’ai une maison. Réponse négative, nulle, rien, zéro. Si je suis propriétaire. Non, encore zéro. Si j’ai une voiture, un canapé, une assurance machin et autres foutaises consuméristes dont j’ai même oublié le nom. A la fin, on me demande même si je vis en couple et si j’ai des enfants !

Résultat : combinaison perdante > 000000000.

C’est las, triste, monotone. J’ai tendance à lorgner du côté de la décroissance, désolée.

JL.

* Et non nulligeste, puisque j’ai déjà été enceinte pendant deux mois (de pur bonheur !).

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