Délai de réflexion

Je suis en plein délai de réflexion. Enfin, je suis supposée l’être, surtout. Légalement du moins. En effet, je réfléchis, me questionne, tente de déconstruire sans cesse des tas d’idées reçues et de préjugés mais tourne autour du sujet qui s’il peut s’avérer passionnant ne m’intéresse pas nécessairement plus qu’un autre, et a fortiori du dessein initial du « rituel » en question qui n’est autre que de s’assurer qu’on ne s’apprête pas à faire la plus grosse erreur de sa vie.

Pour moi qui ai toujours su que je ne voudrai pas d’enfant, cela prête à sourire, un ami à moi blague également assez souvent à ce sujet. Mais j’en viens quand même à me demander à quoi peuvent bien servir ces quatre mois sinon à nous faire languir… Si un infime pourcentage de femmes regrettent leur ligature ou leur essurisation, j’imagine que le délai n’a guère eu d’influence là-dessus. Enfin, nous les fâmes sommes tellement sanguines, épidermiques et… écervelées que je suppose que ce laps est d’une nécessité absolue et qu’avoir nourri un tel projet durant des années ne suffit pas, tant la grossesse est le point central, que dis-je, le but ultime de la vie de toute faaâmeuuuuh.

Le dernier délai qui me fut imposé, je m’en souviens bien, il était de l’ordre d’une semaine et qu’est-ce que je le trouvais long… Oui, je parle bien entendu de l’IVG. Mais que voulez-vous, vous pouvez être sûre à 200% que jamais vous ne voudrez de cette possibilité d’enfant, c’est la loi, et il faut patienter, comme pourrait le dire ma grand-mère si elle était au courant de la folie que j’allais commettre avec la complicité relative du corps médical…

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