Premier rendez-vous

Laaa la la… qu’il doit être doux et troublant
L’instant du premier rendez-vous
Où le risque de grossesse et ces vilains ovaires
S’envolent en frissonnant vers le mystère
Vous l’inconnu d’un rêve un peu fou
Faites qu’il apporte pour nous
Le bonheur d’être stérilisée la vie entière
Ah, qu’on l’attend, qu’il est languissant
L’instant du premier rendez-vous hou hooooou

Je décroche fébrilement le téléphone et compose le numéro que j’ai enfin parvenu à restituer tant il était mal inscrit sur la feui-feuille. Puis j’explique sans ambages ce que je souhaite… oh, je me trouve une voix de gamine, j’ai peur qu’on me demande mon âge, qu’on me dise pour la énième fois que je vais regretter (c’est fou ce que les gens semblent me connaître pour une fois… extraglucides, sans doute), qu’on change avec les aléas de la vie, et qu’une belle rencontre avec John, riche héritier du New Jersey au cœur tendre comme de l’éponge dorée peut tout bouleverser blablablablabla… Mais non, la personne me demande simplement si je souhaite une tubaire ou échoure (eh oui, c’est comme ça qu’on le prononce le mot magique), et – on croit rêver – l’hôpital ou la clinique.

Au final, j’ai, dans un premier temps, rendez-vous d’ici trois semaines… je ne prépare absolument rien, je ne stresse pas (haha : pas mon genre !), le principal étant juste que je ne me laisse pas impressionner par un normé et que le message passe. Au pire, j’irai ailleurs car comme dit précédemment, en aucun cas je ne me mettrai à genoux pour une intervention aussi bénigne (on m’a fait subir bien pire sans chichis). Les trajets pour raisons médicales et autres salles d’attente au temps long ne me font pas peur, mes pathologiques chroniques m’y ont habituée. Affaire à suivre, donc. Mais de grands moments de leitmotiv peu sincères en perspective, je n’en doute point.

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