On me dit que je changerai d’avis…

… ce que je trouve sincèrement scandaleux, d’autant plus lorsque cette affirmation émane d’une personne qui ne me connaît absolument pas et qui n’envisage même pas qu’on puisse avoir une vision des choses diamétralement opposée (bien entendu, n’importe quelle personne qui souhaite enfanter n’aura généralement pas à entendre ce sinistre leitmotiv bien connu des Childfree).

Que ce soit clair comme l’eau filtrée que je viens de boire : je ne suis pas là pour justifier mes désirs, je l’ai fait maintes et maintes fois et cela m’épuise. Sachez juste que je n’ai pas cette culture du couple, DU grand amour sacralisé par les restaus, les cadeaux, le toit en commun et le charmant bambin (si, si, je vous assure que certains d’entre eux peuvent être adorables l’espace d’une minute et demie). Même le labrador fou suggéré en essai me laisserait de marbre… Ainsi, merci d’éviter les « Si tu rencontres un homme qui en veut », à supposer que cela arrive, qu’il aille coïter ailleurs et nous ne nous verrons que pour les bons moments (qui ne seront pas forcément sexuels, ce n’est pas parce qu’on « rencontre un homme » qu’on va passer son temps à coïter : encore une idée reçue à la moelle de veau qui mérite d’être balayée).

Et bien que je dispose actuellement de l’adresse d’un pratiquant qui « peut-être ne voudra pas prendre ce riiisque », on me suggère d’attendre la ménopause, au cas où je changerai d’avis la veille… hinhinhin.

Vous savez quoi ? Dans notre cher pays de libertééés, mieux vaut faire une nymphoplastie ou aller se foutre des ballons en silly-conne, on aura moins de « chances » d’attendre des lustres et d’avoir à multiplier les demandes. Pauvre société nataliste et sexiste, comme j’ai honte pour elle, parfois…

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